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Le travail doit ainsi se faire exclusivement avec et par
le corps physique. Les aptitudes nécessaires qu'il convient de développer et
de perfectionner sont: Aptitude de perception, perméabilité, aptitude de
recueillement ainsi qu'aptitude de dévouement et faculté d’attention. D'après
les expériences de Mère, c'est l'aptitude de perception qui joue le plus grand
rôle et elle attire de nouveau l'attention sur le fait que le vital et mental gênent
ce travail de perception, s’ils ne passent pas (complètement) au second plan.
On ne peut pas complètement exclure l'hypothèse selon laquelle même des
sentiments de la nature intérieure sont en mesure de gêner ce travail de
perception purement physique. Les suppositions de Sri Aurobindo selon lesquelles il ne
serait pas possible de commencer le travail avec et sur le corps physique avant
que le mental supérieur n’ait été élevé dans la conscience et la nature
psychique n'ait été considérablement développée et n'ait pris les commandes
de la vie, se sont révélées être problématiques au cours de sa recherche du
« comment du déroulement des choses ». Un autre fait s'y ajoute: Le
fait qu'à une lecture superficielle de déclarations correspondantes (en
particulier dans « Manifestation supramentale »), l'impression peut
naître qu'il n'a pas présenté cette déclaration comme une supposition mais
comme un fait concret. Ce n'est que grâce à l'agenda de Mère que l'idée selon
laquelle - comme Mère le souligne - contrairement à la supposition de
Sri Aurobindo, la clé et la porte de la conscience supramentale se trouve dans
le corps physique, commence lentement à s'imposer. Pour beaucoup de
partisans de Sri Aurobindo, il paraît être difficile à accepter ces
découvertes,
à se défaire des efforts de croissance
spirituelle et à se consacrer au corps physique, d'autant plus |
que personne ne sait de quoi un tel chemin pourrait avoir l'air. Le Souffle Perceptible représente une - pour autant que je sache l'unique - méthode de pouvoir travailler consciemment dans l'esprit de Mère sur le corps (cf. chapitre 3.6.2). C'est pourquoi la distinction suivante est importante: On
ne peut pas se voiler la face devant le fait que Mère a découvert que les
cellules du corps même, ou encore ce qu'elle appelle le « mental des
cellules », doit être transformé et ceci dans un processus du corps et
non pas dans un processus de l'esprit ou de l'âme! Les processus de l'esprit et
l'âme sont indispensables afin de pouvoir peupler le « nouveau pays »
convenablement. L'accès à la nouvelle matière s'atteint cependant par la
prise de conscience de l'« ancienne matière ». Mère ne possédait pas que ces découvertes là, elle a déjà
formé un corps sur un plan subtil physique (avec l'aide Sri Aurobindo de l'« autre »
côté) qui n'attend que d'être reconnu de et admis par l'homme. La question du
« comment » de ce chapitre se réfère au processus et aux exigences
d'établir le contact avec ce corps subtil physique. Cela ne représente pas
encore la transformation définitive au corps supramental! |