À côté du fait inouï qu'un processus évolutionniste de la conscience, qui selon Sri Aurobindo devrait être unique dans l'univers matériel se déroule dans le corps physique de l'homme, le fait que Sri Aurobindo et Mère - qui laissaient déjà deviner un homme supramentalisé et en présentaient également un degré intermédiaire - ayant des vues profondes dans résultats du processus ne reçurent selon leurs propres dires cependant aucun indice concernant la question de la façon dont ainsi que les conditions et les exigences sous lesquelles ce processus se déroulera, est à mes yeux d'une grande importance (et c'est pourquoi je le mentionne une fois encore ici).

Pour les gens, qui se sont lancés plus profondément dans l'œuvre de Sri Aurobindo et le yoga de Mère, cela peut d'abord sembler étrange que je souligne ici la « lacune » de la conscience géante de Sri Aurobindo et de Mère ainsi. Je le fais parce que je pense que ce fait surprenant a une signification. Je suppose que cette signification est le fait que (pour des raisons inexplicables) le devoir de l'homme est de découvrir, développer et pratiquer une méthode dont Mère dit qu'elle est inconnue.

Selon Sri Aurobindo, l'humanité contemporaine a pour la première fois dans le cours de l'évolution la possibilité d'assister consciemment à ce processus, de connaître son résultat de manière informative bien avant que le processus n'ait véritablement commencé. Cela est à mon avis également un devoir.

Il se trouve que Mère a souligné la signification du corps physique dans ce processus au cours des dernières années de ses recherches. Notre tâche est donc de prendre conscience de ce corps physique. Non pas dans l'esprit d'un savoir abstrait et de manière scientifique mais sous forme d'expérience directe et en le percevant à l’intérieur du corps. Ce sont justement les gens spirituellement développés qui semblent craindre la matière ou qui veulent calquer leurs méthodes connues du yoga sur ce travail. Je pense qu'il serait irréfléchi de supposer que des expériences éprouvées sur le plan spirituel puissent tout simplement être rapportées à ce

processus par le supramental. Sri Aurobindo n'a pas laissé de doute sur le fait que la conscience supramentale est complètement différente dans sa structure et son essence de la conscience spirituelle. Qu'est-ce qui donc autorise à supposer que les conditions et processus nécessaires à un développement spirituel et psychique peuvent être rapportées au développement supramental?

Le sport et l'éducation corporelle sont importants dans le processus de prise de conscience corporelle. Cependant ils sont très peu adaptés lorsqu'il s'agit de développer l'aptitude de perception et la perméabilité plutôt fines dont le corps a besoin. Le Souffle Perceptible est un moyen convenable pouvant également développer une conscience de perception en profondeur, jusqu'aux cellules, qui provoque une grande perméabilité dans le corps physique et qui (pendant le travail de respiration) peut calmer le vital et le mental ou amener leur silence complet.

Un critère important de la question du « comment » est celui selon lequel la méthode trouvée doit être simple. Tout ce qui produit du sensationnel est simple. Ainsi les principes de base de la vie sont simples - Il n'y a que leur abstraction scientifique qui soit difficile. Le foie par exemple, un organe simple dans sa structure, est capable de conduire simultanément et parallèlement environ 1000 processus chimiques dont beaucoup ne sont pas encore compris dans la chimie moderne et dont la réalisation technique nécessiterait une usine de la de la grandeur de plusieurs terrains de football.

La méthode du Souffle Perceptible est simple! Tout le monde peut se l'approprier. La méthode ne doit pas seulement être facile dans sa structure interne, mais aussi exécutable par n’importe qui dans la vie quotidienne. Une méthode qui exigerait un changement important de la vie quotidienne ordinaire n'aurait pas de chance d'avoir le succès nécessaire auprès des hommes. L'une des préoccupation du Souffle Perceptible c'est de veiller à ce que celui qui travaille sa respiration ne pratique pas le « programme de respiration » uniquement à une heure d'exercice fixe, mais intègre les expériences de respiration à sa vie quotidienne.

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