25 mars 1967 : « Ce qui est intéressant, c'est de suivre cette espèce de changement dans la conscience des cellules : beaucoup d’entre elles semblent encore ressentir de l’émerveillement pour le fait que la Vérité existe. Ça prend cette forme : un émerveillement... « Ah! C'est donc ça. » Un émerveillement. Un émerveillement de l'existence - de l´UNIQUE existence du Seigneur, une joie! Une joie si intense et un émerveillement      d'enfant, n'est-ce pas: «Oh! C'est donc vraiment comme ça. » « Et cela, une partie du corps après l'autre, un groupe de cellules après l'autre. C'est vraiment charmant. Et alors, quand vient spontanément le mantra, oh!... Et il y a une adoration: « C'est comme ça, c'est comme ça ! Ça, c'est vrai; c'est ÇA qui est vrai - tout le désordre, toute la laideur, toute la souffrance, toute la misère, tout ça, c'est pas vrai! C'est pas vrai, c'est ÇA qui est vrai. » Et pas avec des mots (les mots le rendent tout petit) : avec une sensation extraordinaire! Extraordinaire. Alors là... c'est le commencement de cette espèce de vie glorieuse, merveilleuse. C'est encore au point de l'émerveillement; n'est-ce pas, quelque chose qui est inattendu par sa sublimité. »

24 juin 1967: « La presque totalité des mouvements du corps sont des mouvements d'habitudes. Il y a, derrière, la conscience du mental physique (ce que j'appelle le « mental cellulaire ») qui lui, est constamment conscient de la Présence Divine et anxieux de ne rien admettre d’autre que Ça; alors il y a tout un travail qui se fait pour changer, déplacer l'origine des mouvements. Je veux dire qu'au lieu que ce soit justement, automatiquement, l'habitude, que ce soient automatiquement la Conscience et la Présence divines qui fassent mouvoir (Mère fait le geste de pousser la Conscience dans le corps).
Mais c'est très... très inexprimable, c'est-à-dire que dès que l'on essaye d'exprimer, cela se mentalise, ce n'est plus ça. C'est pour cela que c'est très difficile à exprimer, je ne peux pas                     

en parler. » 

31 janvier 1968 : « Au lieu de la conscience à l'intérieur du corps, c'est le corps qui est à l'intérieur de la conscience, et pourtant c'est encore la conscience corporelle. »

10 février 1968 : « Et le corps (ça commence à devenir intéressant), il a les mêmes expériences dans les hauteurs de la conscience, les mêmes expériences (on pourrait dire supramentales, parce que vraiment c'est supramental, là) qu'avaient avant le vital, le mental et les êtres intérieurs. Il recommence à avoir les mêmes expériences, le corps lui-même. »

13 mars 1968 : « Mentalement, on peut tout expliquer, mais ça ne signifie rien du tout: pour le corps, pour la conscience matérielle, c'est abstrait. La conscience matérielle, quand elle saisit quelque chose, elle le sait CENT FOIS MIEUX qu'on ne peut le savoir mentalement. Quand elle le sait, elle a le pouvoir : ça donne le pouvoir. Et c'est cela qui s'élabore lentement-lentement. Et pour une conscience ignorante: lentement et douloureusement. Mais pour la vraie conscience, ce n'est pas cela! La douleur, la joie, tout cela, c'est une façon... une façon si absurde de voir les choses - de les sentir, de les voir.”

26 août 1968 : « Pénétration dans le corps. Oui, des pénétrations de courant, j'en ai eues plusieurs fois, mais cette nuit-là (c'est-à-dire la nuit d'avant-hier), tout d'un coup c'est venu comme s'il n'y avait plus qu'une atmosphère supramentale. Il n'y avait plus que ça. Et mon corps était dedans. Et ça PRESSAIT pour rentrer, de partout-partout-partout à la fois - partout. N'est-ce pas, ce n'était pas un courant qui entrait: c'était une atmosphère qui pénétrait de partout. Ça a duré pendant au moins quatre ou cinq heures. 
 

 

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