4 avril 1970 : « Le corps (quand j'entre en concentration comme cela), il y a un moment où... (comment dire ?)... le mot angoisse est trop, beaucoup trop fort, mais l'impression d'être au point de... l'inconnu, comme cela—l'inconnu, le... quelque chose. Et c'est une sensation très – très – très bizarre.

Et ça, ça devient constant. Et alors, il y a la conscience qu'il n'y a qu'une solution pour le corps, c'est de... le surrender [la soumission] total[e]—total[e]. Et c'est dans ce surrender total qu'il s'aperçoit que cette vibration (comment dire ?), cette vibration n'est pas une vibration de dissolution, mais quelque chose... quoi ?... l'inconnu, tout à fait inconnu— nouveau, inconnu. »

19 février 1969 :« Le corps est très conscient de son infirmité—et de la Grâce. Par exemple, il y a des moments pénibles, difficiles, mais il sait par-fai-te-ment que c'est à cause de son incapacité à s'ouvrir, à se donner, à changer. Et une joie profonde, TRÈS CALME, mais très large—large, n'est-ce pas, les cellules ont l'impression d'un élargissement. Ça, ça augmente petit à petit. C'est seulement quand il y a une douleur physique ou quelque chose d'un peu aigu qu'il est obligé de se cramponner, autrement... Et même cela, ça vient de cet imbécile esprit de conservation (Mère rit) qui est au fond de toute conscience cellulaire—il le sait. Il le sait. C'est une vieille habitude. Mais c'est en train (tout cela, petit à petit, petit à petit, mais au fond très vite—très vite), c'est en train de changer.

Il faut que tous les groupes de cellules, toutes les organisations de cellules fassent leur... pas une « soumission » : un abandon total, dans une confiance totale. C'est indispensable. Et alors, il y en a pour qui c'est le mouvement spontané et inévitable et constant; il y en a, dès 

qu'il y a une difficulté, ça vient; il y en a d'autres qui doivent être un peu triturées pour qu'elles apprennent. Et alors, ce sont les différentes fonctions qui sont prises l'une après l'autre, dans un ordre merveilleusement logique, suivant le fonctionnement du corps. C'est une chose merveilleuse, seulement... le corps est une très pauvre chose, très pauvre; ça, c'est très vrai. »

19 février 1969 :« Je suis tout à fait convaincue que les choses sont comme elles doivent être, et que c'est simplement le corps qui manque de souplesse, de tranquillité, de confiance... et alors, je ne peux pas dire même que ça grince (ça ne grince pas du tout), mais... N'est-ce pas. Le travail consiste à changer la base consciente de toutes les cellule —mais pas toutes à la fois ! Parce que ce serait impossible; même petit à petit, c'est très difficile : le moment du changement de la base consciente est... il y a presque comme un affolement dans les cellules, et l'impression : « Aah! qu'est-ce qui va se passer ? » E comme il y en a beaucoup-beaucoup encore... Alors, de temps en temps, c'est difficile. C'est par groupe, presque par faculté ou par partie de faculté, et il y en a qui sont un peu difficiles. »

20 novembre 1963 :« Tu veux des résultats TERRESTRES ? Eh bien, ceux-là sont beaucoup plus considérables, dans leur qualité, que ce que tu vois. » Et en effet, j'ai vu des petites, toutes petites choses, justement des mouvements de conscience dans la Matière, des toutes petites choses qui étaient... vraiment ahurissantes dans leur qualité, et que l'on ne remarque jamais parce qu'elles n'ont aucune importance (aucune importance extérieure); ce n'est que si l'on observe d'une façon tout à fait ténue que l'on s'en aperçoit, c'est-à-dire, justement, des phénomènes de conscience des cellules—Est-ce que tu es conscient de tes cellules ? »
 

 

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